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Comment se passe un RDV chez un psychologue ?

Ce bref billet a pour objectif de vous présenter de manière très générale la manière dont je travaille au quotidien.



Chaque psychologue a ses spécificités, ses bases théoriques et une manière de travailler qui lui sont propre. La psychologie connaît en son sein de nombreux courants parmi lesquels il peut parfois être difficile de s’y retrouver. Pourtant si le contact avec le psychologue est important, il me semble tout aussi important que la personne que je reçois soit en mesure de comprendre ce que je peux lui apporter.


Pour ma part, je me fonde sur une approche intégrative qui s’appuie sur des théories à la fois psycho-sociales (c’est à dire la manière dont notre environnement familial, amical, professionnel ou sociétal va interagir avec nous) mais également comportementales, cognitives et émotionnelles (comment nos comportements, nos pensée et nos émotions sont liées). L’objectif est de pouvoir dresser un panorama complet de la personne sous ses aspects sociaux mais également personnels.


Ainsi, lors de la première rencontre nous ferons avant tout connaissance, il s’agit d’une prise de contact.

Ce premier entretien va permettre de comprendre ce qui vous a motivé à consulter, ce qui vous gêne au quotidien. Il est en effet parfois difficile d’exprimer ce que l’on ressent, d’évoquer certaines choses et ce d’autant plus devant un inconnu. La parole se veut bien entendu libre et sans jugement et nous prendrons ensemble le temps qu’il faut pour réussir à comprendre ce qui vous fait défaut.

Parce qu’il est important que vous puissiez vous sentir parfaitement à l’aise, je vous interrogerais également sur vos attentes, sur la manière dont vous imaginez nos rencontres. Cela me permettra d’être attentif à vos besoins ou appréhensions.


Je pourrais lors de nos entretiens vous donner des exemples ou vous expliquer certains concepts afin que vous puissiez comprendre certains mécanismes psychiques ou comportementaux, la transmission d’informations vous permettra de ne pas vous sentir seul.e ou désemparé.e face à vos difficultés. Bien entendu, comprendre un mécanisme ne permet pas à lui seul d'aller mieux, mais il est souvent important de mettre des mots sur ce qui nous semble impalpable.

Je vous expliquerais enfin l’intérêt d’une prise en charge « collaborative », autrement dit, une prise en charge dans laquelle vous prendrez vous-même part : possibilité de prendre des notes, de définir vous-même des objectifs, de faire un retour constant sur vos attentes.

En fin de séance nous évoquerons les modalités de la prise en charge ainsi que la fréquence des entretiens.


Une fois les séances misent en place, nous travaillerons ensemble et simultanément sur deux versants intimement liés : le comportemental et le cognitif.


Le travail comportemental réside sur les notions d’apprentissage, d’expérimentation, d’information et d’éducation. L’idée sous-jacente est que les comportements qui nous posent problème au quotidien sont appris ; travailler sur ces derniers va nous permettre de les « désapprendre » et de proposer de nouveaux comportements. L’apprentissage de nouveaux comportements modifiera également la perception que vous avez de vous-même car vous serez dans l’action :

Supposons que depuis des années je souhaite réaliser un marathon mais que je n’y suis jamais parvenu. Deux solutions s’offrent à moi : réaliser une introspection qui pourrait peut-être me permettre de comprendre pourquoi je n’y suis jamais arrivé (« Je suis nul.le » ; « Je ne suis pas en forme » ; « Je n’ai pas la motivation » ; « Les autres se moqueront de moi ») ou bien, commencer par courir pendant 1 minutes, puis 5 minutes, etc. Même si réussir à courir peut à première vue sembler sans intérêt, cette minute vous engagera au contraire vers l’action. Cette action réussie vous permettra de réaliser que vous avec la capacité de courir 5 minutes, puis 10, etc. Parce que vous aurez réussi, vous reprendrez confiance en vous, la manière dont vous vous percevez et dont vous percevez le marathon changera. Ce qui était lointain et impossible deviendra petit à petit accessible (il s’agit de vos cognitions). Et comme vous percevez le marathon mais également vous même plus positivement qu’auparavant, mettre vos chaussures ne sera plus désagréable mais au contraire source de plaisir. Et parce que mettre vos chaussures sera agréable, vous serez plus motivé.e pour atteindre votre prochain objectifs et courir 10 minutes sera plus simple.


Cet exemple se veut volontairement simplifié afin qu’il puisse parler à chacun.e d’entre vous. Je pourrais ainsi vous demander de réaliser d’autres « exercices » chez vous : tenue d’un journal de pensées automatiques ou intrusives ; réalisation d’un calendrier d’activités ; exercices mettant en défi vos croyances ; fiches d’auto-réflexion, d’auto-évaluation, d’objectifs, d’expérience comportementale, de désensibilisation ; exercices de respiration, etc. Plus que de simples leviers vers l’action, vous serez au quotidien en possibilité de vous auto-évaluer et voir les progrès que vous réalisez.


Ces « exercices » seront toujours proposés en fonction de vos attentes et de vos capacités. Rien ne sera jamais imposé, tout sera toujours discuté.


Il est en effet intéressant que vous puissiez au quotidien mettre en place des activités ou routines qui vous permettront un mieux-être, nous pourrons ensuite valoriser vos réussites, redéfinir ensemble certains objectifs pour ceux qui s’avèrent plus compliqués. Cet aspect est cognitif, nous travaillerons sur vos pensées, vos appréhensions, vos croyances, la manière dont vous envisagez les choses. Nous pourrons ainsi interroger vos difficultés de la semaine, les stratégies que vous avez utilisés pour les surmonter. Nous pourrons également entamer une démarche explicative sur les situations émotionnellements compliquées.


Mon objectif n'est pas seulement que vous soyez soulagé.e lors de la fin de nos entretiens mais bien de vous donner des clefs pour que vous puissiez le soir, le lendemain agir concrètement.